Parler vrai, condition de la confiance

Le parler vrai est indispensable pour construire une relation de confiance et aller vers l’entreprise vertueuse. Si je sais que mon chef, mon collègue me parlent vrai, ma confiance envers eux va s’accroître et je serai enclin moi aussi à leur parler vrai. Cercle vertueux qui génère chaque fois plus de confiance.

 

Mais l’inverse est également vrai : l’absence de parler vrai se perçoit très vite et détruit immédiatement la confiance. Un cercle vicieux va vite s’installer et faire florès entre rumeurs plus ou moins malveillantes, non-dits et indicateurs « pastèques ».

Les deux dimensions du parler vrai

Si l’on veut que le parler vrai devienne une culture d’équipe, il faut utiliser ces deux dimensions et pas uniquement la première !

Un exercice difficile

Pourquoi ? Parce qu’il peut mettre en cause des personnes, être mal compris, susciter de l’agressivité… Le seul moyen est d’exposer des faits, des actes particuliers, qui délimitent ainsi la responsabilité à des éléments concrets. Il faut bannir opinions et jugements : ils ne font qu’exprimer une vision subjective qui aura toutes les chances d’être rejetée d’emblée par notre interlocuteur.

 

Lorsqu’il s’agit d’exprimer un désaccord, une contradiction ou une information délicate, voici un petit conseil pratique : la règle des « 3J ».

 

❌ Jamais de jugement de valeur. S’interdire de porter une critique blessante ou moralisante : « Tu es malhonnête » « Tu n’es pas organisé », etc. De quel droit jugerait-on son interlocuteur ? Le jugement de valeur bloque la relation, engendre le repli sur soi, enclenche un emballement mimétique de conflit puis de violence.

 

❌ Jamais à chaud. Ne jamais réagir dans le moment, pour ne pas laisser échapper des mots que l’on pourrait regretter plus tard. Le mieux est de laisser passer la nuit, qui comme on le sait porte conseil ou au moins de tourner 7 fois sa langue dans la bouche. Essayez, vous verrez 😊 !

 

❌ Jamais par mail. Les sujets sensibles exige le face-à-face, qui seul permet de s’ajuster à l’interlocuteur, de s’assurer que le dialogue s’est mis en place, avec le bon mode d’emploi.

 

Mais, avant tout, le parler vrai nécessite l’écoute de l’autre. Si nous avons deux oreilles et une seule bouche c’est pour écouter deux fois plus que nous ne parlons… Beau défi ! Ce sera l’objet de notre prochaine réflexion.

 

CEE-Management.

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